
Nouvelle chambre à air Schwalbe
// 17/01/2021 //
Le rôle de la suspension VTT est capital, cet élément permet de gommer les aspérités du terrain pour maximiser le confort du pilote et l'adhérence du vélo. Au fil du temps, c’est une pièce qui a considérablement évolué (rappelez vous de votre première fourche à élastomères ?) et qui devient de plus en plus complexe. Pourtant, son fonctionnement est souvent mal compris et les suspensions sont souvent mal entretenues.
Que l’on parle d’une fourche ou d’un amorto arrière, le cœur d'une suspension de VTT se compose de deux éléments : le ressort et l’amortisseur. Autour de tout cela, un châssis autorise le mouvement de l'ensemble et la liaison avec le vélo.
Le ressort a pour but d’isoler le plus possible le vélo des mouvements et irrégularités du terrain. Il peut être de type hélicoïdal : une spirale métallique en acier ou en titane pour les modèles les plus haut de gamme. Cette fonction peut aussi être assurée par un ressort pneumatique : un volume d’air sous pression est comprimé lors des chocs puis revient à sa pression initiale. Par le passé, le ressort des fourches suspendues de VTT pouvait aussi être assuré par un empilement de gommes élastomères qui avaient la fâcheuse tendance à se tasser dans le temps.
Partie indispensable de la suspension, l’amortisseur va éviter les rebonds et oscillations du ressort suite à l’impact. La fonction est assurée par une cartouche hydraulique dans laquelle de l’huile est laminée au travers de clapets ; on force l’huile à passer dans de petits orifices. Plus ces clapets sont fermés, plus les oscillations sont limitées, la vitesse de rebond est lente. Plus les clapets sont ouverts, plus le ressort est libre d’imposer ces oscillations, la vitesse de rebond est rapide.
Sur le schéma ci-dessous (vue éclatée d'une Rock Shox Pike), on distingue le châssis de la fourche en gris clair puis la partite ressort en jaune (ici ressort pneumatique) et la partie amortissement hydraulique (en bleu et rouge).
illustration sram.com/rockshox
C'est l'enfoncement de votre suspension en statique, lorsque vous monter sur votre vélo en position descente. C'est un paramètre capital pour choisir le bon ressort ou la bonne pression d'air de votre suspension. Pour l'enduro, on recommande 25% de SAG.
Le rebond règle la vitesse à laquelle votre suspension revient à sa position initiale après un choc en jouant sur la partie hydraulique. Un rebond trop rapide va rendre le vélo trop vif et inconfortable. Un réglage de rebond trop lent ne permettra pas à votre suspension de revenir à sa position initiale entre 2 chocs et votre suspension manquera de "pop" sur les appels de sauts.
Il est possible de jouer sur la compression via la partie amortissement en limitant le débit d'huile et donc en freinant l'enfoncement de la fourche. On parle ici du fonctionnement dynamique de la fourche, ce réglage n'aura aucun effet sur le réglage de l'enfoncement en statique (SAG).
Les suspensions haut de gamme (fourche comme amortisseurs) peuvent disposer de réglages distincts de la compression. La compression basse vitesse va jouer sur les déplacements lents de la fourche : mouvement de terrain, freinage, ... Ce réglage va permettre par exemple de gérer l'assiette de votre vélo lors des freinages dans le raide.
A l'inverse du réglage précédent, celui-ci va jouer sur la compression lors des chocs à haute vitesse, par exemple lors d'un passage défoncé dans les racines. C'est un réglage qui va directement agir sur le confort.
Cet article est une ébauche qui sera amélioré dans le temps, n'hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires ci-dessous. Il sera également complété par d'autres articles dans la même thématique.
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